Contributions

Roland Chemama – Le mot « Civilisation » sera-t-il toujours synonyme de « malaise » ?

28vues

Je dois commencer, si vous voulez bien, par vous expliquer ce que j’ai souhaité faire dans mon intervention de ce soir. J’ai voulu la situer à un croisement, au croisement entre d’un côté la réflexion à partir du thème que nous nous sommes proposé cette année, celui d’un « retour de bâton » concernant les problèmes de société, et d’un autre côté quelque chose qui a été toujours important dans la démarche du cartel, je veux dire les échanges avec nos collègues et amis brésiliens.

Ce n’est pas seulement, en effet, que nos développements, en tant qu’ils concernaient le social, tentaient de prendre en compte, de façon égale, la société brésilienne et la société française. C’est que nous avons toujours été heureux de recevoir des collègues venant du Brésil, et parfois de leur rendre visite afin d’échanger avec eux. Or j’ai eu le plaisir, récemment, au mois de novembre, d’être invité au congrès qu’organisait l’APPOA, l’association psychanalytique de Porto Alegre, à l’occasion de son trentième anniversaire.

Rien que cela, d’ailleurs, mérite d’être relevé. Depuis quelques décennies, du fait de scissions ou de dissolutions multiples, les institutions psychanalytiques ne vivent pas très longtemps. La longévité de l’APPOA, en ce sens, est exceptionnelle. Elle est d’ailleurs devenue – je crois que je n’exagère pas – une des associations d’analystes les plus solides et les plus importantes du Brésil. Elle a des membres ou des correspondants dans de nombreuses villes du Brésil. Et j’ajoute que j’ai eu l’occasion d’apprécier, en diverses occasions, la qualité du travail qui se fait dans cette association. Alors puisque j’ai pensé pouvoir y contribuer, à partir d’ailleurs du travail que nous faisons ici, il m’a semblé légitime de vous présenter, en retour, les quelques points que j’ai développés là-bas.

Lire la publication complète