Néologisme utilisé par Lacan dans la séance du 19 mai 1977 du séminaire “L’insu que sait de l’une bévue s’aile amourre”. Transcrit parfois sous la forme pohâtassé.
«L’astuce de l’homme, c’est de bourrer tout cela, je vous l’ai dit, avec de la poésie qui est effet de sens, mais aussi bien effet de trou. Il n’y a que la poésie, vous ai-je dit, qui permette l’interprétation et c’est en cela que je n’arrive plus, dans ma technique, à ce qu’elle tienne ; je ne suis pas assez pouâte, je ne suis pas pouâteassez !»
LXXIV L’INSU QUE SAIT DE L’UNE BÉVUE S’AILE À MOURRE 1976 – 1977 LEÇON DU 17 MAI 1977

LA SECTION JEU DE L’ENQUÊTE

Paraîtront sous cette rubrique les réponses d’artistes que nous avons choisi de solliciter, poursuivant ici le jeu de l’enquête. La question qui leur a été posée est :

L’œuvre ne s’envisage pas comme métaphore de l’inconscient. Au contraire en mettant en rapport l’usage de la topologie borroméenne, qui permet une écriture de la structure de l’inconscient et la poésie, Lacan indique, à la fin de son enseignement, la proximité de l’œuvre avec les formations de l’inconscient (rêves, actes manqués, lapsus, mots d’esprit). Le topologue qui trace des nœuds met à l’épreuve ses propres limites imaginaires ; les erreurs révèlent qu’il est lui-même pris dans le nouage, expérience qu’il partage avec l’analysant.

Qu’en est-il de l’artiste pour qui la connexité des éléments constitutifs de l’inconscient semble être le terreau, le socle du travail ? Qu’en est-il de l’artiste qui la met en œuvre par une écriture singulière ? Quel témoignage de cette expérience pouvez-vous nous livrer ?

RÉTROVISION

Sont regroupés dans cette section 10 ans d’archives d’événements concernant “l’Art et la Psychanalyse” prenant appui sur l’énoncé lacanien:

«L’artiste trouve ce que le psychanalyste démontre»