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Bernard Vandermersch – Particularités du transfert dans les psychoses

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Quelques remarques introductives : Aujourd’hui la classification internationale ne reconnaît pas l’adjectif « psychotique » sauf, appliqué à une catégorie de symptômes. Le terme de « psychose », lui, a été abandonné de même que le mot « psychotique » donc pris comme substantif : « un psychotique ».

 

En effet ce dernier terme  »psychotique » pris comme substantif renvoie à l’hypothèse théorique d’une structure psychique spécifique et pouvant à la limite, selon cette hypothèse structurale être attribué à un individu qui ne présenterait pas de pathologie psychiatrique évidente. Il aurait néanmoins une structure psychotique. Ce n’est donc pas acceptable pour le DSM, en conséquence mon propos sur les « méthodes avec les psychotiques », faute d’objet, devrait s’arrêter ici, si je parlais pour la communauté psychiatrique internationale. Mais comme je parle pour des étudiants d’EPHEP je vais pouvoir continuer un petit peu.

 

Il faudrait donc intituler mon cours, si je parlais à des psychiatres,  »Quelles méthodes peut-on utiliser pour traiter des symptômes psychotiques ? ’’. On voit avec cet intitulé qu’on s’oriente d’emblée dans une voie pragmatique d’urgence parce que ce que le DSM IV appelle psychotique, c’est une qualité spécifique de symptômes qui se caractérise par une rupture avec la réalité ordinaire. Or ici il s’agit de méthodes psychothérapiques sinon psychanalytiques et non de l’ensemble des traitements psychiatriques (antipsychotiques, antidépresseurs, thymrégulateurs, électrochocs, traitement social etc.). Ce n’est pas de ça dont je vais parler.

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