Contributions

Jean-Louis Rinaldini – L’angoisse et le discours du capitaliste

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Les répercussions révélées par le Discours Capitaliste que Lacan propose dans les années 1970 sont considérables sur la structure sociale. Ainsi, dans l’écriture des quatre discours le premier rapport, qui désignait un locuteur représenté, témoigne maintenant d’une absence, d’un non-être. Le capitaliste est réduit à l’anonymat, il est non nommé, il boursicote, il joue du capital et peut jouir sans temps mort, sans entrave. Ce qui n’est pas sans effet : confère les récentes déconvenues de la Société Générale et du trader Jérôme Kerviel, et plus globalement la crise boursière. Où se terre donc la main invisible régulatrice des jouissances, des marchés ?

Dans le Séminaire l’Angoisse, Lacan donne à l’angoisse, affect qui ne trompe pas, une fonction épistémique. L’angoisse est l’affect qui surgit dans la confrontation à l’Autre, en tant qu’on ne sait pas ce qu’il veut, qu’on ne connaît pas quel est l’objet qui l’anime, et l’angoisse révèle ce que le signifiant ne révèle pas.

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