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Catherine Ferron – La petite Sandy : phobie et mythe côté fille

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Le commentaire de Lacan est extraordinaire tout au long de ce séminaire mais quand même, dans les quatre premières leçons, il « expédie » le cas d’une petite fille en trois demi-chapitres… alors je me suis dit que j’allais réparer cette injustice… et m’intéresser à Sandy, autour de la question du féminin et de la phobie, de la construction du langage et du symbolique en prenant appui sur la manière dont Lacan utilise les mythes.

Pour nous qui travaillons avec des enfants, faire appel aux mythes élargit le périmètre de notre espace mental. Sans entrer dans les détails de la relation de Lacan avec Claude Levi Strauss (CLS) (je vous conseille de lire1 « le symbolique chez CLS et chez Lacan » de Lucien Scubla2) c’est une période où Lacan va au séminaire de CLS qui a renouvelé en profondeur l’anthropologie en appliquant les principes issus de la linguistique, de la phonologie, des mathématiques et des sciences naturelles et qui a déjà rencontré Roman Jakobson, en 1941 à NY ; je cite CLS : « les lois du langage fonctionnent au niveau inconscient ». L’un et l’autre se sont apportés mutuellement cette année là le schéma L de Lacan et la formule canonique de CLS (mise en équation des mythes dont la formule peut se rapprocher de celle écrivant la division harmonique).

Le féminin

Alors en effet, je me dis « et les filles » ? car je pense que ce qui se passe pour le garçon n’a rien à voir avec ce qui se passe pour la fille : comment construit-elle un discours mythique ? et de quel mythe pourrait-il s’agir ? Freud lui même le reconnaît3 : « tout ce que nous avons dit du complexe d’oedipe se rapporte strictement à l’enfant de sexe masculin ».

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